Bientôt des panneaux solaires flottants en haute mer

Combiner à terme énergie solaire, énergie éolienne et aquaculture en mer du Nord, c’est la vision audacieuse d’un consortium belge.

 

Dans un contexte mondial d’épuisement des ressources fossiles, de raréfaction des terres disponibles et, surtout, de lutte contre le réchauffement climatique, l’idée de combiner énergie solaire, énergie éolienne et aquaculture en mer du Nord est une idée révolutionnaire. Pour que ce projet puisse voir le jour, Tractebel, Jan De Nul Group, DEME, Soltech et l’Université de Gand ont uni leurs compétences et développé des panneaux solaires flottants capables de résister à l’eau salée, aux courants marins et aux mouvements des vagues.

 

En étant couplé avec la production d’énergie éolienne offshore et des activités d’aquaculture, ce parc photovoltaïque implanté en haute mer permettrait non seulement une utilisation optimale de l’espace marin, mais offrirait également une réponse aux réticences de certains citoyens face au déploiement d’installations de production d’énergies renouvelables dans leur environnement immédiat (phénomène NIMBY - Not In My BackYard).

 

À plus long terme, la constitution d’un tel pôle énergétique offshore peut être considéré comme une première étape vers l’exploitation des énergies marines renouvelables, dont le potentiel théorique est faramineux. Selon l’Agence internationale de l’énergie, il est estimé entre 20 000 et 90 000 TWh (térawatts-heure) par an. Cela reste abstrait ? 90 000 TWh, c’est plus de cinq fois et demi la consommation actuelle d’électricité au niveau mondial !

 

Les partenaires du consortium sont les premiers en Belgique à explorer cette technologie révolutionnaire d’énergie photovoltaïque offshore, appelée à jouer un rôle clé dans la transition vers un monde plus durable. Le budget investi dans le projet (environ 2 millions d’euros) a été financé pour moitié par l’Agence flamande pour l’innovation et l’entrepreneuriat (VLAIO) dans le cadre du « Cluster Bleu ».